A propos de
          la stratégie de Vercingétorix durant l'année 52 avant J.-C
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(extrait du cahier pédagogique de notre ouvrage Alésia)

 
Avec la reddition de Vercingétorix s'achèvent les événements militaires de l'année 52 av. J.-C., avant dernière de la fameuse « Guerre des Gaules ». Une des conséquences de cette guerre sera la transformation en provinces romaines des territoires gaulois encore indépendants.
L’Histoire appartenant de fait aux vainqueurs, cette dernière nous donne de Vercingétorix une image de général, certes charismatique et courageux, mais surtout terriblement malchanceux face au « génie » de César. Le 19ème siècle en a fait un héros vertueux, « premier de nos patriotes », défenseur de la « liberté », n’hésitant pas à se livrer au vainqueur au lendemain de sa défaite. C'est par ce sacrifice suprême qu'il sauve notre pays, permettant ainsi à la Gaule barbare d'entrer dans le giron de Rome et d'accéder enfin à la civilisation. Par ce geste hautement symbolique, notre héros figure en bonne place (aux côtés de Clovis et de Jeanne d'Arc) au Panthéon des personnages les plus importants de notre pays.
Paradoxalement, le grand public retient de Vercingétorix qu'il fut un général incapable de fédérer durablement les peuples gaulois sous une même bannière et, surtout, de déployer une stratégie à long terme. Sorte de faire valoir du « grand César » il apparaît comme par enchantement en ce début d’année 52, pour disparaître tout aussi rapidement.
Heureusement, la recherche nous permet aujourd'hui de reprendre ces clichés et de redonner au général gaulois le mérite militaire qui lui revient. La question revenant le plus souvent lorsque l'on évoque Vercingétorix est la suivante : pourquoi, après avoir réussi à affamer l'armée romaine en lui coupant ses voies de ravitaillement et après avoir remporté un premier succès à Gergovie, s'est-il laissé enfermer à Alésia ? La réponse revenant le plus souvent  à l'esprit est, qu'étant Gaulois, Vercingétorix en possédait toute les qualités mais aussi tous les défauts. Apparaissant comme un général courageux, son étoile pâlit lorsque l’on évoque ses compétences en matière de stratégie. Heureusement pour lui, ces affirmations peuvent aujourd'hui être entièrement revues à travers un prisme différent.  
Réaffirmons, pour commencer, que les Gaulois n'étaient absolument pas ces barbares que nos vieux livres d’histoire se plaisaient à nous présenter. Au niveau militaire, leurs guerriers possédaient des qualités individuelles et collectives, reconnues et même redoutées par l'ensemble de leurs voisins. Vivant en période de conflit quasi permanent, ils ont su développer un outil martial performant, tant du point de vue de la technique (invention de la cotte de mailles, par exemple) que de celui de l'organisation et de la discipline. De plus, une élite guerrière entraînée et professionnalisée, rangée sous la dénomination d’ambactes, assurait depuis longtemps au sein de chaque peuple, le rôle d’une armée  de métier. Enfin, il n'est pas incongru de penser que certains manuels militaires aient pu circuler au sein de l'élite aristocratique par transmission écrite ou orale
 
 

Les aristocrates amenés à exercer des commandements étaient également assistés d’un conseil qui entérinait les décisions du général en chef tout en l’éclairant et le conseillant sur des problématiques stratégiques importantes. Ils pouvaient également le destituer au besoin si les événements le nécessitaient. A cet égard, l’exemple de la reddition de Vercingétorix est frappant. Ce dernier s’en remet entièrement au conseil pour le livrer à César, vivant ou mort.
Au vu de ce premier constat, l’idée d’un Vercingétorix dénué de tout sens militaire profond est inconcevable, car ce serait rabaisser au rang d’incompétents l’ensemble des hommes qui l’ont une première fois choisi comme général puis confirmé une seconde fois, à Bibracte, après le ralliement des Éduens.

 

Un chef de guerre remarquable

Une hypothèse émise déjà depuis quelques années par plusieurs chercheur  tend à suggérer que le repli de Vercingétorix sur l'oppidum d'Alésia n’était pas le fruit de conséquences mal calculées mais au contraire la finalité d’un plan tout à fait pensé dans son ensemble. Cette réflexion s'appuie sur le principe stratégique appelé communément "abcès de fixation" consistant à attirer l'armée ennemie en un point choisi à l'avance, l'y fixer tout en lui laissant croire qu'il conserve l'avantage, pour pouvoir enfin l'anéantir totalement par une action extérieure.
Cependant, cette stratégie passe au préalable par certains fondamentaux visant à préparer l'opération finale et nous pensons que Vercingétorix les a utilisés tout au long de cette année 52.
Tout d'abord, il conforte sa position de "leader" au sein de l'alliance gauloise, position qui seule lui permettra d'imposer ses vues en matière de conduite des opérations militaires face aux nombreux stratèges gaulois. Ce n'est pas une mince affaire, car ces chefs, venant d’horizons différents, défendent des intérêts divergents. De plus, ce sont tous des personnages puissants, influents, orgueilleux et surtout très envieux d’un pouvoir qui leur échappe. Notons au passage qu'en juillet 52, les Éduens nouvellement ralliés, et forts de leur puissance, prétendent aussi au commandement suprême. Dans ce cadre une assemblée regroupant presque la totalité des représentants des peuples gaulois en guerre contre les Romains est réunie à Bibracte. Malgré cette adversité, Vercingétorix est reconduit dans ses fonctions par vote de la multitude des présents et à l'unanimité des suffrages.
 
 

Parallèlement il mène, dès le début de l'année 52, une opération diplomatique d'envergure visant à rallier sous sa bannière le maximum de nations gauloises. Cette diplomatie porte rapidement ses fruits et les derniers à rejoindre sa cause en juin, après le siège de Gergovie, sont les Éduens et leurs alliés. Avec ce dernier ralliement on peut dire que presque toute la Gaule fait cause commune avec lui. Mais fédérer et commander toutes ces fortes personnalités différentes dût être un exercice délicat demandant patience et fermeté. Les dissensions au sein du commandement, de même que les intérêts divergents des uns et des autres, font sans cesse évoluer Vercingétorix sur le fil d’un rasoir.
Il lui faut également se doter d'une armée efficace, capable de contrer les redoutables légions romaines. S'il dispose dès le début de sa campagne d'une excellente infanterie, il porte un soin tout particulier à sa cavalerie, sachant pertinemment que cette arme est le point faible des Romains. Il doit aussi mettre sur pied une logistique appropriée, capable de survenir aux besoins d'une telle troupe, et ce alors même qu'il engage une politique de terres brûlées autour des déplacements de l'armée romaine. Contrairement aux Romains, ses hommes, tout au long de l'année et excepté les derniers jours du siège d'Alésia, ne semblent pas avoir souffert de la faim, ce qui laisse entrevoir l'efficacité de l'organisation gauloise dans ce domaine.
Enfin, le renseignement, que ce soit le compte rendu de surveillance des éclaireurs ou celui des espions, est également indispensable, mais, évoluant sur son terrain, Vercingétorix possède assurément ici un avantage certain sur César. 
Conduite des opérations

Les fondamentaux acquis ou en voie de l'être, les premiers mois de cette année 52 sont consacrés à la préparation de l'acte final par des actions sur le terrain s'organisant de plusieurs manières.

En premier lieu Vercingétorix cherche à isoler l’armée romaine en agissant d’abord au niveau des alliances où, tout en renforçant les siennes il s'évertue a détacher de César les peuples gaulois qui le soutiennent encore. Sur ce terrain, c'est une réussite quasi totale car, dès le mois de juillet, César ne compte  plus que sur le concours des Rèmes et des Lingons. C'est d'ailleurs sur le territoire de ces derniers qu'il refait ses forces après son retrait de Gergovie.
Dans le même temps, il porte son action majeure sur la logistique des Romains en les coupant de leurs voies de ravitaillement. Tout d’abord à distance, en contrôlant les routes reliant César à sa province de Gaule Transalpine, puis au contact, en pratiquant une politique de terres brûlées et de harcèlement des équipes de fourrageurs romains. Très vite, ces actions portent leurs fruits et dès le siège d'Avaricum (Bourges) les légionnaires subissent les affres de la famine.
Enfin, il teste sa stratégie et la réponse opérationnelle de César. Une première fois en mars, à Avaricum, à la fin d’un hiver froid et pluvieux. Ici, nous venons de le voir, les légionnaires connaissent des conditions morales et physiques épouvantables. Mais, faisant preuve d'abnégation et de courage, ils enlèvent finalement l'oppidum qui, par ailleurs, regorge de vivres. Á ce moment là, Vercingétorix sait que les conditions ne sont pas encore toutes réunies pour réussir, mais cela importe peu car le temps joue en sa faveur et ses manœuvres commencent à inquiéter César.
Un peu plus tard, au printemps, c'est chez lui, à Gergovie, qu'il teste une deuxième fois César. Là, en s'enfermant dans une position facile à défendre, il compte sur la défection imminente des Éduens pour coincer les légions "entre deux feux" et les anéantir. Mais le général romain semble avoir éventé le piège. Tout en faisant le maximum pour retarder la défection éduenne, il opère sa retraite à temps, espérant au plus vite rejoindre les légions de Labienus.  (Peu avant d'arriver à Gergovie, César envoie Labienus et quatre légions combattre Camulogénos près de Lutèce).
 
 
Á Alésia, en revanche, toutes les conditions sont réunies pour que cette stratégie réussisse. Presque toutes les nations gauloises ont rejoint le camp de Vercingétorix qui sait désormais pouvoir compter sur l'ensemble des forces vives de la Gaule et sur un ravitaillement inépuisable. Après l'échec du combat de cavalerie,  il feint la fuite, alors qu'il ne s'agit que d'un retrait calculé, pour se laisser enfermer dans l'oppidum. En fait, la pièce maîtresse de son dispositif est cette grande armée dite "de secours" sur laquelle il compte tant pour exterminer les légions après les avoir fixées.  

 

Alésia, un piège contre César prévu à l'avance ?

En ce mois d'août 52, l'armée romaine, isolée, entourée d'ennemis et coupée de ses voies de ravitaillement vers la province, est dans une position inconfortable. Le pays est vaste et la guérilla se développe en de nombreux endroits. La stratégie de Vercingétorix est sur le point de réussir. César et son armée sont condamnés, ils vont perdre, c'est sûr. Politiquement et militairement isolé, César se retrouve presque sans auxiliaires gaulois et se voit contraint d'engager des mercenaires germains. De plus, la province romaine étant menacée par des attaques gauloises, il est obligé de se porter à son secours. En fait, c'est un repli plus qu’une retraite qu'il opère, mouvement que Vercingétorix compte mettre à profit pour en finir définitivement avec lui.
Que ce soit l'oppidum d'Alésia ou un autre, le chef gaulois a certainement prémédité et préparé son plan. Se trouvant sur l'itinéraire emprunté par César, ce fut Alésia. Cette préméditation impose une anticipation dans la levée de l'armée dite "de secours". La rapidité avec laquelle cette armée se regroupe et arrive à Alésia laisse entrevoir cette anticipation, lorsque l'on voit la distance qu’auraient parcourue, d’après César, certains peuples gaulois pour arriver jusqu'à Alésia  (plus de 500 km) ? Il a fallu aller chercher les hommes, les regrouper, les acheminer jusqu'en territoire éduen où ils ont été rassemblés et recensés, puis les conduire sur place et les faire combattre, le tout en une quarantaine de jours. Enfin, la relative et rapide facilité avec laquelle l'organisation du commandement de cette grande armée s'est mise en place pourrait surprendre lorsque l’on connaît les difficultés récurrentes des chefs gaulois à s’entendre sur ce genre de sujet sensibles, mais s'explique tout à fait dans une logique d'anticipation.
Malgré cela, le plan de Vercingétorix a échoué. Nous pouvons toujours rechercher les causes de cet échec en s'interrogeant sur l'efficacité de cette grande armée. En effet, pourquoi, durant le dernier jour des combats, les troupes déployées dans la plaine sont-elles restées l'arme au pied toute la journée sans intervenir, alors que Vercassivellaunos était sur le point de réussir son attaque ? Nous n'aurons jamais la réponse, tout juste peut-on émettre certaines hypothèses, comme celle rejetant la faute de cette inertie sur le commandement des Éduens et de Commios, les ralliés de la dernière heure (comblés de faveurs par César). Attendaient- ils de voir de quel côté allait "tourner le vent" ? Nous pouvons de même supposer que comme Vercassivellaunos avait emmené avec lui l'élite des guerriers au niveau du mont Ré, il ne restait plus alors, dans la plaine, que des combattants peu formés et guère motivés. Enfin, nous pourrions même envisager, dans l’absolu, l'existence de tractations secrètes de dernière minute entre César et les chefs éduens, tractations visant à obtenir la passivité de ces derniers durant l'ultime combat.
L'ensemble de ces hypothèses restent plausibles, mais force est de constater que le sort en a décidé autrement en donnant la victoire à César et ses légions.

Vercingétorix sut avec intelligence et conviction rassembler une grande partie des peuples gaulois, imposer ses idées nouvelles à l'ensemble des chefs et exiger de ses soldats une plus grande discipline. Il fut un général, capable d'imaginer une stratégie à long terme et tout mettre en œuvre pour s'y tenir. La victoire a failli lui sourire.
 
                                                                                                                               Jean-Louis Rodriguez et Silvio Luccisano
                                                                                                                        juillet 2011


« Plus d’un, je le crois retrouvera le héros de Camille Jullian, transformé mais non diminué. Plus vrai, moins invraisemblable ? A vous de le dire ? » Christian Goudineau, Le dossier Vercingétorix, Actes Sud, Errance, 2001.
Alésia
La bataille d'Alésia en quelques cartes.
par Silvio Luccisano  (les références
sont les N° de pages de l'ouvrage BD.)


Carte 1:


Vers la fin août, après l'échec du combat de cavalerie contre l'armée romaine en marche, Vercingétorix se replie sur l'oppidum d'Alésia. Sans doute prémédité, ce mouvement n'a d'autre but que d'attirer César à cet endroit pour y fixer son armée. L'infanterie gauloise s'installe sur le replat, aux pieds de l'oppidum et principalement autour de la citadelle, à l'abri derrière un fossé et un mur de pierres sèches hâtivement monté. La cavalerie prend elle aussi place dans un camp extérieur à l'oppidum, à l'est, près de nombreuses sources.
Dés son arrivée, César décide d'investir la place (p. 26, 27). Pour cela, il positionne ses troupes autour de l'oppidum en établissant une série de camps et de fortins sur les différentes hauteurs qui entourent Alésia, ainsi que dans la plaine (p. 29, 32). Ceux-ci doivent être reliés entre eux par une ligne de fortifications. Dès les premiers jours du siège, et alors que les travaux d'investissement continuent, a lieu un combat de cavalerie dans la plaine (p. 37, 38). Ce combat est un échec pour les Gaulois.
Vercingétorix se décide alors à renvoyer sa cavalerie chercher cette grande armée dont il a certainement anticipé la levée. Point clef de sa stratégie, c'est sur cette armée dite "de secours" qu'il compte pour en finir définitivement avec les Romains. La cavalerie part de nuit, profitant d'espaces libre entre les camps romains.

Nous sommes début septembre 
Carte 2

Les Romains, malgré quelques sorties des guerriers gaulois, poursuivent les travaux d'investissement. La première ligne de fortifications, communément nommée "contrevallation", destinée à bloquer entièrement les assiégés, est construite, tournée vers l'oppidum. Puis, une seconde ligne, la "circonvallation", est alors entreprise également. Regardant vers l'extérieur, elle est destinée à contrer cette grande armée qui doit venir dégager Vercingétorix et anéantir l'armée romaine (p. 41, 42). Parallèlement, quasiment aux pieds de l'oppidum et de façon à gêner toute sortie surprise des assiégés, César fait creuser le "grand fossé" barrant la plaine sur une grande longueur (p. 43). Et l'attente commence.
Carte 3:

Un peu avant la mi-octobre, alors que les assiégés désespèrent (à court de vivres, ils ont peu avant expulsés toutes les bouches inutiles de la place, p. 51) la grande armée apparait enfin et installe son camp sur une hauteur dominant la plaine (p. 54, 55). Elle engage aussitôt un combat de cavalerie, longtemps indécis, les Gaulois ayant dissimulés au milieu de leurs cavaliers des archers et des troupes légères. Mais, finalement, l'impétuosité des mercenaires germains décide de la victoire. Bousculés, les cavaliers gaulois refluent vers leur camp et les archers, moins rapides, sont enveloppées et massacrés (p. 56).
Les Gaulois laissent passer un jour et en profitent pour fabriquer une grande quantité de claies, d'échelles et de harpons. Au milieu de la nuit, ils sortent en silence de leur camp, s'approchent des fortifications de la plaine, poussent une clameur pour avertir les assiégés de leur présence et lancent une terrible attaque (p. 57, 58). Entendant la clameur, Vercingétorix fait sonner la trompette et sortir ses troupes. Ces dernières, rapidement bloquées par le grand fossé, perdent du temps à le combler et ne sont guère efficaces durant ce combat. Les attaquants, qui ne ménagent ni leur peine ni leurs efforts, ne peuvent percer nulle part. Les pertes sont terribles des deux côtés. À l'approche du jour, craignant sur leur flanc droit (celui qui n'est pas protégé par le bouclier et donc plus vulnérable), une sortie romaine à partir du camp qui domine la plaine, les attaquant se retirent.



Carte 4 :
Repoussés par deux fois avec de grandes pertes, les Gaulois délibèrent sur la conduite à tenir. Interrogeant des gens connaissant les lieux, ils apprennent qu'au nord du dispositif romain, un camp, commandé par les lieutenants Reginus et Rebinus, est établi en position défavorable, à mi pente d'un mont (le mont Réa). Des éclaireurs confirment ces dires. Les chefs gaulois choisissent alors 60 000 guerriers délite et en confie le commandement à Vercassivellaunos. Par une marche nocturne et un grand détour, il parvient derrière le mont, y dissimule son armée et la fait se reposer. A midi, heure convenue de l'attaque, il se dirige vers le camp romain. Au même moment le reste de l'armée se déploie dans la plaine et approche des fortifications (p. 59). Apercevant ces mouvements, Vercingétorix fait sortir ses troupes, franchit le grand fossé sans peine, car il avait été comblé précédemment, et porte ses efforts sur l'arrière du camp de Rebinus et Reginus. Il attaque également les fortifications de la plaine où il pense que le reste de la grande armée va certainement déclencher elle aussi un assaut d'envergure (p. 60).
En bas du mont Réa, les ouvrages défensifs romains subissent des assauts furieux des deux côtés. Les légionnaires peinent à faire front à ses attaques simultanées et s'effraient des cris poussés dans leur dos, se demandant si leurs camarades résistent. Dans la plaine l'attaque des hommes de Vercingétorix étire la défense romaine. César, de son poste d'observation au sud (sur le mont Flavigny), envoie des renforts là où ses hommes sont en difficulté. Mais, ignorant si les Gaulois ne vont pas déclencher une autre attaque surprise à l'est ou au sud de son dispositif (une attaque comme celle de Vercassivellaunos au mont Réa, mais survenant sur les arrières des monts Bussy, Pennevelle ou Flavigny), il ne peut dégarnir inconsidérément ses défenses. La situation devenant critique au nord, César y dépêche Labienus et 6 cohortes avec ordre, s'il ne peut tenir, de ramener ses légionnaires et de tenter une sortie.
De son côté, Vercingétorix, qui a certainement choisi un poste d'observation à mi-pente de l'oppidum, face à la plaine, se rend bien compte que l'attaque de Vercassivellaunos a des chances de réussir. Il décide alors d'assaillir les lignes romaines au sud, vers l'Ozerain, dans l'intention d'y fixer César et les renforts qu'il pourrait envoyer à Labienus (p. 61). Il espère également qu'apercevant ses mouvements, la grande armée déployée dans la plaine se décidera enfin à attaquer. Mais curieusement, ces milliers d'hommes ne bougent pas, semblant dans l'expectative. Malgré cela, l'élan de ses guerriers est irrésistible car déjà les défenseurs romains sont chassés du retranchement et ce dernier certainement franchi (p. 62). A trois reprises César y envoie des renforts avant de rétablir la situation à son avantage (p. 63, 64).  



Carte 5 :
Le front sur l'Ozerain rétabli, César, remonte (nous écrit-il) vers le mont Réa où la situation est dramatique pour ses soldats. Le compte rendu des estafettes est effrayant, rien ne semble pouvoir arrêter l'ennemi. Les pièges, les fossés, le rempart, plus rien ne peut freiner l’élan des Gaulois qui emportent tout. Labienus, avec 39 cohortes prélevées en grande partie sur la zone nord-est des lignes romaines non menacées, se prépare à une sortie à partir du camp situé à Grésigny. Arrivant avec la cavalerie, César l'envoie par l'extérieur des lignes prendre l'ennemi à revers. Le sort de cette bataille va se jouer maintenant : tous les combattants le savent, et l'inertie de la grande armée dans la plaine est un avantage pour César. Paré dans son paludamentum, le manteau de général qu'il a coutume de porter dans les batailles, il est reconnaissable de loin. En face de lui, sur le haut du Réa, les hommes de Vercassivellaunos, l'aperçoivent en premier. Combattant dans la plaine et aux pieds du mont Réa, ceux de Vercingétorix le reconnaissent de même que les légionnaires défendant le rempart. L'information arrive rapidement aux cohortes de Labienus s'alignant pour la sortie. Comprenant que l'instant décisif est arrivé, les combattants poussent leur cri de guerre et se ruent à l'assaut. Les hommes de Labienus, n'ont pas le temps d'utiliser leur pilum et combattent au glaive. La lutte est acharnée et longtemps indécise. Quand soudain, la cavalerie romaine surgit sur l'arrière des Gaulois. Surpris, la panique s'empare de ces braves qui tournent le dos et s'enfuient. Trop tard, les cavaliers en font un grand carnage. Voyant la déroute de ses alliés et ce désastre qui met fin à ses espérances de victoire, Vercingétorix se résigne à rentrer ses troupes dans Alésia. Quand à la grande armée, d'après César,  entendant le signal de la retraite, elle se décide enfin à bouger, elle se disloque. La bataille est finie.
 

 
 

La cavalerie gauloise quitte l'oppidum d'Alésia pendant la nuit à la demande de Vercingétorix
Labiénus et Cézar, faisant le tour de la cité d'Alésia.
L'album Alésia a été coédité avec le MuséoParc Alésia, c'est dire la place laissée à l'archéologie dans l'ouvrage. Les images d'Epinal laissent place aux résultats des découvertes archéologiques...On y découvre des Gaulois aussi bien équipés que les Romains... Voici des extraits de la bande dessinée...



La vérité sur l’armée de secours à Alésia,
                         quand l'archéologie permet de corriger le texte de César...

 
César (1) dresse la liste des contingents demandés à chaque nation en fonction de son importance pour constituer l’armée de secours : au total 252 000 hommes issus de toute la Gaule, à l’exception de quelques peuples (Allobroges, Lingons, Leuques, Rèmes, Trévires).
Les Arvernes sont suivis de près par les Séquanes et les Éduens, peuples concernés en priorité par cette guerre et, par ailleurs, voisins immédiats. L’état lacunaire des connaissances numismatiques ne permet pas de déterminer qui, des Sénons, autre peuple voisin, ou des Bituriges vient en quatrième ou cinquième position.
Les monnaies armoricaines sont totalement absentes alors que sept peuples devaient fournir 20 000 hommes. Les Belges ne sont représentés que par trois pièces. Aucun numéraire aquitain n’a été retrouvé.
L’étude des monnaies gauloises indique donc que seules les cités les plus proches ont été en mesure de fournir des troupes pour l’armée de secours. Le décompte donné par César correspond à la liste des contingents demandés à chaque peuple par Vercingétorix. Mais entre les vœux et leur réalisation, l’écart a dû être de taille. Cette discordance permet de mieux comprendre la défaite gauloise. 


                                                                                                                                          Claude Grapin 
                                                                                                                                          Conservateur en chef du patrimoine 
                                                                                                                                          Chargé du MuséoParc et du Musée d'Alésia.

(1) César, Guerre des Gaules, livre 7, chapitre 75.

Les protagonistes 
 
les Gaulois
Vercingétorix:
César nous apprend que c'est un adulescens, il faut prendre ce mot, non au sens moderne du terme adolescent, mais au sens antique où, à Rome, il désignait l'âge antérieur à l'exercice des magistratures fixé alors à 30 ans. Vercingétorix a donc vraisemblablement entre 27 et 30 ans. De ses traits physiques nous ne savons rien et l'interprétation dessinée ici du personnage résulte de la recherche moderne à laquelle nous renvoyons le lecteur.
Vercingétorix est un aristocrate de haut rang, riche et puissant, ayant probablement accompagné César en Gaule durant ses campagnes, soit comme chef de contingents auxiliaires, soit comme nombre de jeunes issus de la noblesse romaine ou gauloise que l'on retrouve dans l'entourage proche du général, et qui, sans fonction précise, sont là pour s'instruire et acquérir de l'expérience. Cette expérience se retrouve incontestablement dans les choix stratégiques et les tactiques nouvelles qu'il met en place en 52.
Cependant, l'image traditionnelle l'assimilant à Jeanne d'Arc "un jeune homme providentiel prenant les armes et boutant l'ennemi hors de France" doit aujourd'hui être revue. En réalité, Vercingétorix bénéficie du bouleversement politique qui affecte alors l'équilibre de nombreux peuples gaulois en particulier chez ceux qui soutenaient César. Les pouvoirs en place sont contestés pour leur collusion avec Rome par une aristocratie avide de retrouver une certaine indépendance. Nous pensons que Vercingétorix est de ceux qui prêtent serment dans la forêt durant l'hiver, appelant à la guerre contre César. Un coup d'État habilement mené lui permet de prendre le pouvoir chez les Arvernes en réinstaurant l'ancienne royauté. Puis, fédérant d'autres peuples, il entreprend la lutte armée contre César. La suite est connue. Après sa reddition à Alésia, il est enfermé dans la prison du Tullianum à Rome, où, en 46, après avoir été exhibé au triomphe de César sur la Gaule, il est exécuté.
 
Autres chefs de guerre gaulois
Les sources pour évoquer la bibliographie de ces chefs de guerre sont infimes, presque tous ne nous étant connus que par les écrits de César relatifs à la guerre des Gaules.

Vercassivellaunos :
Nous savons peu de choses sur ce prince arverne, cousin de Vercingétorix. Il n'apparaît, dans le texte de César, qu'au livre VII, chapitre 76, au moment où l'armée de secours se rassemblant en territoire éduen, il en obtient le commandement avec Commios, Viridomaros et Époredorix. Puis, on le voit diriger l'attaque ultime de cette armée sur les lignes romaines en bas du mont Réa, avant d'être capturé. On ignore ensuite ce qu'il advient de lui. Sa présence auprès de Vercingétorix telle que nous la relatons dans cet album est plus que probable.

Luctèrios :
Chef gaulois du pays des Cadurques. Vercingétorix l'envoie, au début de l'année 52, menacer la province romaine de Gaule transalpine. Il participe ensuite à l'épisode d'Alésia. L'année suivante, on le retrouve encore en guerre contre les Romains et on le voit s'enfermer dans Uxellodunum, y soutenir un siège opiniâtre et n'échapper au vainqueur que pour tomber aux mains de l'Arverne Épasnactus, qui le livre à César.

Éporédorix :
Jeune chef éduen, rival de Viridomaros. Commande avec ce dernier un corps éduen de cavalerie auxiliaire romaine durant le siège de Gergovie. Peu après, il passe avec Viridomaros et les troupes éduennes dans le camp de Vercingétorix. César nous précise qu'à Bibracte, au moment où Vercingétorix est réélu commandant en chef, c'est à regret que les deux hommes lui obéissent, car ils nourrissaient de grands espoirs de commandement. C'est un des quatre chefs de la grande armée de secours. Nous ignorons ce qu'il advint de lui par la suite. 

Viridomaros :
Jeune chef éduen, protégé par Divitiac et César dès le début de la guerre des Gaules. Il dispute le premier rang en son pays à son rival Éporédorix. Il passe dans le camp de Vercingétorix après la bataille de Gergovie et serait l'un des chef de l'armée de secours à Alésia.

Cotos :
Chef éduen. Nous savons seulement de lui qu'il participe au combat de cavalerie qui précède Alésia, combat où il est capturé.

Sédullus :
Chef militaire et politique du pays des Lémovices. Participe avec ses guerriers à la constitution de l'armée de secours qui arrive à Alésia où il trouve la mort durant les derniers combats.

Critognatos :
Chef arverne, enfermé dans Alésia avec Vercingétorix. César retient de lui les propos qu'il prononce au conseil de guerre au moment où, affamé et désespérant de voir arriver les secours, les assiégés délibèrent sur l'issue de leur sort. Avec fougue il s'oppose à toute capitulation et propose, en attendant l'armée de secours, de nourrir les défenseurs d'Alésia avec les corps de ceux que leur âge ou la maladie rend inutile à la guerre.

Il manque naturellement d'autres chefs gaulois qui s'opposèrent à César ou à Rome, ils seront évoqués plus loin, parmi ceux-ci Commios, l'Atrebate qui était à Alesia et que l'on retrouve en -51 tout comme Luctèrios.

 
Les Romains

Caius Julius Caesar :
Nous ne peignons ici qu'un rapide portrait de cet homme "un de ces êtres d'exception comme l'histoire en a peu connu" (C. Goudineau), tant la bibliographie à son sujet est importante.
Noble, issue de la gens Julia, une des plus ancienne famille de Rome, il serait né en juillet 101 ou 100. Il franchit une à une les étapes du cursus honorum*, tout en perfectionnant son expérience militaire dans les différents postes et charges qu'il occupe alors. En 60, il conclut une alliance informelle (triumvirat) avec Pompée et Crassus puis se fait élire consul en 59. A sa sortie de charge, il se voit accorder par le Sénat le gouvernement des provinces de Gaule Cisalpine (province romaine de l’Italie du nord), de l'Illyricum (province romaine dans les Balkans), puis de la Gaule Transalpine (province romaine du sud de la France) dont le gouverneur vient de décéder.
S'appuyant sur ses alliés Gaulois du centre (Arvernes, Éduens, Bituriges, Carnutes, etc.) il mène durant six année des expéditions en Gaule indépendante. Cette guerre, tout en ouvrant de nouveaux marchés aux marchands italiens et en permettant à ses alliés gaulois de contrôler d'autres territoires, lui apporte richesse, gloire et renommée. Par deux fois, il traverse le Rhin et la Manche, menant ses légions aux marges de la Gaule et remporte d’écrasantes victoires sur les peuples de l’ouest, du nord, de l’est et du sud-ouest.
Fin 53, il semble contrôler entièrement le pays. Il répartit alors ses légions en quartiers d’hiver et part tenir ses assises en Italie. Pourtant une sorte de résistance larvée se dessine. En ce début d’année 52, les uns après les autres, ses alliés, mis à part les Eduens et leurs clients, font défection. Et pour la première fois depuis six ans César va se retrouver seul avec ses légions, presque sans auxiliaires gaulois, sans cavalerie et sans ravitaillement organisé, dans un pays entièrement hostile. La campagne de l'année 52 est particulièrement âpre et sa victoire à Alésia ne tient qu'à un cheveu.
Vainqueur de la guerre civile qui l'oppose ensuite à l'oligarchie sénatoriale, il est nommé dictateur et commence la réforme des institutions romaines. Il est assassiné par des conjurés aux ides de Mars 44.
*Le cursus honorum, la carrière des honneurs ou, littéralement, « course des honneurs » était l'ordre d'accès aux magistratures publiques sous la Rome antique.
Officiers de César
Les sources concernant la bibliographie de ces hommes sont plus nombreuses que pour les chefs gaulois. Il y a bien sûr César qui les cite à plusieurs reprises dans ses écrits (Guerre des Gaules, Guerre civile, Guerre d'Afrique, Guerre d'Alexandrie) mais également d'autres auteurs latins, Dion-Cassius, Cicéron, Suétone, Appien, Plutarque, Tite Live...

Titus Attius Labienus :
Nous savons peu de choses sur les origines de cet officier, principal lieutenant de César, qu'il sert avec zèle en Gaule pendant 8 années avec le titre de legatus pro praetore, légat pro préteur, remplaçant le général durant ses absences. Né vers 100, tribun du peuple en 63, la guerre des Gaules, où il se distingue à plusieurs reprises, lui permet d'amasser une grande fortune et quoique comblé des faveurs de César, il déserte sa cause dès le début de la guerre civile en 49, pour passer dans le camp de Pompée. On l'y accueille avec allégresse d'autant plus qu'il emmène avec lui 3 700 cavaliers gaulois et germains. Après la bataille de Pharsale on le retrouve en Afrique puis en Espagne où il trouve la mort à la bataille de Munda, en 45.

Marcus Antonius :
Né en 83, ce parent de César par sa mère, une Julia elle aussi, apparaît sur la scène gauloise en 52. Á Alésia, César lui confie le commandement particulièrement sensible du secteur de la plaine. Durant la guerre civile, il encourage et soutient César et lorsque ce dernier est nommé dictateur en 48, il devient son magister equitum, maître de cavalerie (chef d'état-major du dictateur). Après la mort du grand homme, il forme, en 43, avec Octave et Lepide le second triumvirat. Mais le désaccord qui s'installe entre Octave (le futur Auguste) et lui, aboutit au désastre d'Actium en 31. Sa fuite en Égypte en compagnie de sa maitresse Cléopâtre se termine par le suicide des deux amants l'année suivante.

Quintus Tullius Cicéron :
Né en 102, il est le frère puîné du grand orateur qu'il accompagne à Athènes pour cultiver et perfectionner les lettres avec succès. Edile en 66, préteur en 62, gouverneur d'Asie en 61 il devient lieutenant de César en 54 où il combat les Nerviens et voit son camp assiégé par Ambiorix. En 51, il quitte la Gaule pour aller rejoindre son frère, alors proconsul de Cilicie. Il se déclare d'abord pour Pompée au début de la guerre civile puis se rallie à César après la bataille de Pharsale. A la mort de se dernier, il se prononce énergiquement, avec son frère, contre Marc Antoine. En 43, Marc Antoine, alors triumvir, le proscrit et le fait assassiner, tout comme son frère. 

Aulus Hirtius :
Serait né en 90. Cet ami de Marcus Tullius Cicéron embrasse le parti de César et le suit en Gaule durant ses campagnes où il semble plutôt apparaitre dans l'entourage proche du général que dans celui de ses lieutenants. Sa présence à Alésia, quoique probable, ne peut être affirmée avec certitude. Cependant, nous devons à ce fin lettré la rédaction du livre VIII de la Guerre des Gaules (année 51), rédaction qu'il n'aurait sans doute pas pu mener à bien sans une participation effective au conflit . En 45, il est gouverneur de la province de Gaule Transalpine. Consul en 43, il attaque avec Octavien, les troupes de Marc Antoine qui assiègent Modène, et trouve la mort durant les combats vers le 25-27 avril.
 
Caius Caninius Rebilus :
Les sources nous apprennent peu de choses de lui, à part qu'il sert fidèlement César, d'abord en Gaule, puis durant la guerre civile où on le retrouve essentiellement en Afrique et en Espagne. César le nomme consul à la fin de l'année 45, pour quelques heures seulement.
 
Caius Antistius Reginus :
On ne possède aucun renseignement sur les antécédents et la fin de ce lieutenant de César. Il apparaît à Alésia où il commande, avec Rebilus, le camp attaqué au nord par les troupes de Vercassivellaunos et au sud par celles de Vercingétorix.

Decimus Junius Brutus :
Fils de consul, ce jeune homme participe très tôt aux opérations militaires en Gaule puisqu'il se distingue déjà, en 56, comme commandant de la flotte romaine qui bat et défait les Vénètes dans le golfe du Morbihan. Présent à Alésia, on le retrouve trois années plus tard au siège de Marseille où il commande la flotte de César et remporte une éclatante victoire navale. Gouverneur de la province romaine de Gaule transalpine en 48, il réprime, en 46, un soulèvement des Bellovaques. Comblé de faveurs par César, qui en fait même un de ses héritiers, il se laisse cependant entrainer par son parent Marcus Brutus dans la conjuration qui assassinera le dictateur aux ides de Mars 44. Peu après, il soutient, face à Marc Antoine, un long siège à Modène et est secouru par Octave et Hirtius. Mais bientôt, abandonné par ses troupes et par Octave, il est mis à mort sur l'ordre de Marc Antoine.

Caius Fabius :
On sait peu de choses sur cet homme avant la guerre des Gaules. Présent en 54, où il commande une légion stationnée chez les Morins, il la mène délivrer Quintus Cicéron assiégé dans son camp par les troupes d'Ambiorix. On le retrouve en 52, au siège de Gergovie ainsi qu'à celui d'Alésia. L'année suivante, il participe à la guerre et au siège d'Uxellodunum. Durant la guerre civile, il reste fidèle à César et participe à la campagne en Espagne. Il n'est ensuite plus fait mention de lui dans les sources.

Lucius Vorenus :
Ce centurion apparaît également durant l'hiver 54 où il se distingue avec son ami Pulio au siège du camp de Cicéron par Ambiorix. Nous ne savons rien de sa vie avant et après cet événement. Sa présence à Alésia reste cependant probable. 

Marcus Vitruvius Pollio :
Célèbre architecte romain, contemporain de César, à qui l'on doit un traité d'architecture, le seul qui nous soit parvenu sur ce sujet. Il est communément admis que Vitruve servit auprès de César en Gaule et en Espagne. Sa présence à Alésia est donc probable de même que sa participation aux travaux de siège.
 
                                                                                                                                            S. Luccisano pour les textes ci dessus 




L'armée de secours, c'est la grande énigme de l'histoire du siège d'Alésia, était-elle composée seulement de l'effectif que commande Vercassivellaunos et d'un petit contingent resté au sud (campement de base des Gaulois et quelques gardes par exemple).
Etait-elle plus importante comme l'ecrit César, et dans ce cas pourquoi n'intervient-elle pas ? 
Les Eduens privés de certains chefs qui ont été prisonniers lors d'un combat de cavalerie précédente, attentent-ils de voir ce qu'il advient ? ont-ils été achetés ?

Toujours est-il que l'archéologie et les fouilles peuvent  apporter des éléments de réponse ... 
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